Guiseppe Ducrot

 

Guiseppe Ducrot

du 11 April 2018 au 12 May 2018

Quelques mots sur l'expo et son artiste

Giuseppe Ducrot est né en 1966 à Rome où il vit et travaille.
Ses origines sont françaises. Son ancêtre Victor Ducrot a participé à la construction du canal de Suez. Sur le chemin du retour, il est mort du choléra à
Palerme et sa veuve y a refait sa vie. Au début du XXe siècle, leur fils Vittorio lance le Studio Ducrot, célèbre dans l’histoire des arts décoratifs italiens pour ses meubles de style Liberty.
La créativité et le mouvement font donc partie de l’ADN de Giuseppe Ducrot.
Très doué pour le dessin, il expose pour la première fois à 14 ans. Il fait ses classes dans l’atelier du peintre Giovanni Colacicchi, puis fréquente
celui de Vito Cipolla, où il se familiarise avec la sculpture. Un moyen d’expression qu’il va ensuite explorer méticuleusement et avec talent, passant
de la terre cuite au marbre, de la céramique émaillée à la technique du bronze à la cire perdue.
Pendant son service militaire, Giuseppe Ducrot réalise au pastel les portraits de ses compagnons d’armes. La maîtrise avec laquelle il transcrit la dimension psychologique de ses modèles lui assure un début de notoriété. Inspiré par la sculpture classique de la Grèce et de la Rome antiques, mais sensible aussi à l’art baroque, il enchaîne au fil des années les figures de saints et de dieux mythologiques qu’il réinterprète avec sensibilité et un regard contemporain.
Cet univers très particulier et l’art dont il fait preuve dans la représentation de la figure humaine déclenchent des commandes officielles des autorités religieuses : buste-reliquaire de San Filippo Neri, autel et pupitre pour la cathédrale de Norcia, statue de Saint Benoit, sculpture monumentale de Saint Jean-Baptiste, autel et croix de la cathédrale de Noto…
Parallèlement, Giuseppe Ducrot développe une oeuvre plus expérimentale, créant des objets décoratifs en céramique émaillée, aux formes baroques, comme en mouvement, recouverts d’un jaune étonnant qui devient sa signature. Très graphiques et flirtant avec l’oeuvre d’art, ces pièces sont aussitôt acquises par les collectionneurs. Ces dernières années, Giuseppe Ducrot qui situe son travail entre sculpture et architecture, a véritablement fait son entrée dans le monde de la décoration avec deux magnifiques commandes : la réalisation d’une fontaine monumentale pour le Franco’s bar de l’hôtel Le Sirenuse, à Positano, et la fabrication d’une cheminée pour l’hôtel Schneider à Lech, en Autriche. Deux îlots de raffinement qui l’ont fait connaître d’une clientèle internationale.

Pierre Passebon présente pour la première fois en France le travail de Giuseppe Ducrot.
« Je l’ai connu lorsqu’il a réalisé la fontaine de l’hôtel Le Sirenuse, à Positano. J’ai tout de suite été séduit par la forme et la couleur de l’oeuvre. J’aime ce
jaune ! J’ai également été fasciné par l’emploi de la céramique pour un ouvrage monumental et baroque. J’ai aussitôt eu envie d’en savoir plus et d’aller dans
son atelier découvrir son travail. Car au-delà d’un savoir-faire évident, Giuseppe a un style unique et abouti. Nourri de références classiques et
maîtrisant parfaitement la technique de la sculpture, il transcende cet héritage et renouvelle les canons de la beauté. J’ai découvert qu’il réalisait aussi des
objets décoratifs que j’ai immédiatement souhaité exposer. Au fil de nos conversations, nous avons imaginé d’autres créations. Je lui ai demandé qu’il
fasse des meubles entièrement en céramique : un banc, une table, une console et une cheminée. Ils sont animés de la même force lyrique. J’ai compris qu’ils lui avaient servi de prétextes afin de poursuivre ses recherches sur le mouvement. »