GUY DE ROUGEMONT

 

GUY DE ROUGEMONT

du 08 March 2017 au 08 April 2017

Quelques mots sur l'expo et son artiste

Né à Paris le 23 avril 1935, Guy de Rougemont étudie de 1954 à 1958 à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Il est ensuite pensionnaire durant deux ans, de 1962 à 1964, à la Casa de Velazquez, à Madrid. Mais c’est un séjour à New York en 1965 qui bouleverse véritablement sa peinture. Il y découvre les grands noms de l’expressionnisme abstrait et du minimalisme. De retour à Paris, déjà hanté par la couleur, il choisit la forme géométrique pour la canaliser, la faire vivre dans l’espace.
Avec boulimie, il enchaîne alors les oeuvres et explore sans relâche le jeu des formes, des rythmes et des couleurs, élargissant très vite son art à la société qui l’entoure, définissant
ainsi une esthétique du quotidien. Sa démarche, son univers séduisent. Des commandes publiques popularisent son travail.
Des colonnes bariolées s’élèvent à Villeurbanne et à Bonn, d’autres sculptures polychromes se dressent au Japon et en Equateur.
Parallèlement, certaines pièces de mobilier deviennent des best-sellers comme la table basse Nuage dessinée en 1970 pour le décorateur Henri Samuel. L’élégance de ses oeuvres, la beauté dont il n’oublie jamais la valeur, et la cohérence de son engagement sont reconnues par ses pairs. Le 17 décembre 1997, il est élu à l’Académie des Beaux-Arts.
Guy de Rougemont admet que son oeuvre polymorphe est difficile à définir, mais nuance toutefois : « je suis peintre : ma sculpture, mes meubles, mes tapis sont ceux d’un
peintre. »

Cette exposition, la troisième que Pierre Passebon organise à la Galerie du Passage, réunit
les dernières oeuvres de Guy de Rougemont.
En 2003, l’exposition « Ellipse et cylindre, volumes polychromes » parcourait les années
1965-1975, à travers une cinquantaine de pièces, peintures acryliques sur toile, colonnes
bariolées, sculptures lumineuses, meubles que réunissait un même usage vibrant de la
couleur.
En 2010, l’exposition « SerpentineS » présentait un autre aspect du travail de Guy de
Rougemont : après avoir exploré la « surface tramée » de 1975 à 2000, le plasticien était
revenu au volume, à la troisième dimension, en imaginant des sculptures évidées et
colorées, aux courbes aériennes, à la « ligne serpentine ».
Aujourd’hui, Guy de Rougemont revisite ces grands thèmes qui ont jalonné son oeuvre :
l’ellipse, le cylindre, la surface tramée, la ligne serpentine. Des chapitres illustrés par un
travail graphique, des dessins, des aquarelles, des tableaux, auxquels répondent en parfait
écho des pièces de mobilier plus anciennes.
Pas de sculptures au sens propre cette fois, mais « une sculpture remise à plat sur la toile »,
à l’aide de papiers découpés, utilisés comme pochoirs et inscrits dans des trames
géométriques.